Depuis que l’environnement est devenu un enjeu politico-socio-économique, beaucoup de choses sont dites, mensongères, sans fondement, orientées à des fins précises prenant la forme de propagandes. C’est notamment le cas du lien qui est fait entre la production et la consommation de viande, et l’impact environnementale que cela aurait sur la planète.

Avant le milieu des années 1800, on estime qu’il y avait entre 30 et 60 millions de bisons, plus de 10 millions de wapitis, 30 à 40 millions de cerfs de Mer, 10 à 13 millions de cerfs mulets, et 35 à 100 millions de pronghorns et de caribous errant en Amérique du Nord. Selon un article publié dans le Journal of Animal Science, les émissions de méthane représentaient environ 82% des émissions actuelles des ruminants d’élevage et sauvages. Dans un rapport de 2003 de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et de l’Agence internationale de l’énergie atomique, intitulé Éructations des ruminants, les chercheurs ont conclu que les bovins sont injustement blâmés pour leurs émissions de méthane en tant que contributeur important aux émissions de GES (Gaz à Effet de Serre). Selon une autre étude récente de la NASA, les plus grands contributeurs au méthane sont les combustibles fossiles, les incendies, les zones humides et la riziculture. Un téragramme de méthane pèse à peu près la même chose que 200 mille éléphants (environ 1,1 million de tonnes), et la quantité totale dans l’atmosphère augmente à un taux d’environ 25 téragrammes par an. Les chercheurs ont pu trouver la cause exacte des récentes augmentations du méthane : environ 17 téragrammes par an de l’augmentation sont dus aux combustibles fossiles, 12 téragrammes proviennent des zones humines et de la riziculture, tandis que les incendies diminuent d’environ 4 téragrammes par an.

Ceux qui blâment les ruminants pour leur production de méthane devraient être prêts à se rendre compte des apports supplémentaires que le méthane apportent aussi. On estime qu’une petite population de mollusques et de crustacés de la mer Baltique produit l’équivalent en méthane de 20 000 bovins laitiers. Selon des chercheurs de l’Université de Stockholm et de l’Université de Cardiff, « ces petits animaux encore très abondants peuvent jouer un rôle important dans la régulation des émissions de gaz à effet de serre dans la mer ».

Les émissions de méthane proviennent de la dégradation anaérobie des matières organiques (comme nos restes de cuisine de compostage), et dans le cas de la production alimentaire, certains de la digestion des ruminants. Il existe beaucoup de contributeurs à la production de méthane. Curieusement, les méchants dans l’histoire sont les animaux de pâturage. Cette vision est réductrice, alarmante et stupide. Le méthane produit par un processus biologique fait partie d’un système, ne fournit pas d’intrant net au système, et est causé par des organismes vivants.

Le méthane émis par les bovins fait partie du cycle naturel ou biogénique du carbone, alors que les combustibles fossiles ne le sont pas. Les combustibles fossiles proviennent de carbone « ancien » qui a été enfermé sous terre pendant des millions d’années. Quand il est extrait, il ajoute du nouveau carbone à l’atmosphère, qui dure alors des milliers d’années.

Les bovins par leur processus digestif, transforment le carbone existant, sous forme d’herbe et d’autres matières fibreuses, en méthane. Le méthane est ensuite relâché, et après une dizaine d’années, est décomposé en molécules d’eau et de dioxyde de carbone. Le CO2 (dioxyde de carbone) et le H20 (molécule de l’eau) sont ensuite libérés depuis l’atmosphère, ce qui alimente à son tour l’herbe et les sols. Et le cycle se poursuit.

Les bovins sont des nutriments recyclés. Bien que les ruminants rotent le méthane, il s’agit d’un sous-produit naturel issu de leur processus digestif. Une partie de cette dégradation et de cette production de méthane se produirait même si elle n’était pas à l’intérieur d’un tube digestif bovin. Ils convertissent l’herbe et d’autres plantes qui ont peu de valeur nutritive pour les humains, en protéines de haute qualité tout en améliorant la qualité du sol.

Les excréments d’animaux concentrés des fermes industrielles sont une question environnementale bien différente de celle des crottes de bétail éparses, de l’urine et des sabots dans les prairies d’un système naturel. Et dans les système bien gérés – dits traditionnels – sans beaucoup d’antibiotiques ou de médicaments administrés aux animaux, de grandes populations de bouses sont rétablies. Ces bouses aident à décomposer le fumier, et des études récentes ont révélé à juste titre qu’elles aident à atténuer les émissions de méthane qui en sont faites. Par ailleurs, le méthane est produit dans des environnements à faible teneur en oxygène. Lorsqu’elles creusent un tunnel à travers le fumier, les bouses fournissent des moyens de faire circuler l’oxygène, empêchant ainsi la formation de méthane.

En conclusion

Les animaux font parti de ce monde et de l’écosystème depuis tout temps. Et il y en avait tellement plus qu’aujourd’hui. Dés lors, comment pourraient-ils être à l’origine des problèmes environnementaux actuels ? Les animaux, comme les plantes, jouent un rôle crucial et non négociable dans la bonne santé de la Terre. Le problème ne se situe donc pas dans le volume que représente la vie animale ou le volume d’élevage animal, mais plutôt dans le type d’élevage – avec ses conditions d’élevage – et dans l’industrialisation qui en est faite. Aussi bien pour l’agriculture que l’élevage animale – ainsi que tous les autres activités de la société d’ailleurs – l’industrialisation (et son intensification) est le vrai problème et coupable dans l’histoire.

Ce qu’il faut retenir

  • le méthane bovin s’inscrit dans un cycle de recyclage. Il ne pollue pas l’atmosphère ni les sols et offre au contraire une participation active et indispensable à la santé de la Terre.
  • les plus grands contributeurs au méthane sont les combustibles fossiles, les incendies, les zones humides et la riziculture. Ce méthane là n’est pas organique et ne s’inscrit pas dans un cycle de renouvellement. Il correspond bien à une forme de pollution.
  • l’industrialisation, les centrales nucléaires et électriques, le traitement des déchets, la déforestation, la pollution des océans et des sols, les immenses espaces de stockage et d’archivage numériques, représentent elles de vraies sources de pollution.

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